| Le Centre Martin Luther King a été
créé en 1968. L'idée de lui donner le nom
du pasteur noir a germé au cours d'une marche silencieuse
commémorant sa mort.
Peu de temps auparavant plusieurs
personnes s'étaient réunies en vue de créer
un centre pour promouvoir la non-violence (notamment Luc Francey,
Daniel Schori, Marc Guignard, Daniel Pache, Georges Kobi et André Jufer).
Le CMLK aurait aussi pu prendre le nom de Centre gandhien ou
Centre pour la non-violence. L'impulsion a émané du
Mouvement International de la Réconciliation (MIR) et
plus spécifiquement de Michel Grenier, qui aura été le
premier secrétaire du CMLK. Outre le MIR, ont participé à la
création du CMLK, les Amis de l'Arche de Lanza del Vasto,
les Quakers, et l'Internationale des Résistants à la
Guerre (IRG).
Le CMLK est en premier lieu de mouvance
gandhienne dans le sens où l'action non-violente est centrale, que la fin se trouve
dans les moyens, que la dimension politique est prise en compte
et finalement de par l'influence de Gandhi en Occident. Martin Luther
King, de son côté, pour défendre les droits
civiques des Noirs aux Etats-Unis, s'est largement inspiré des
apports de Gandhi.
A ses débuts, l'objection est le centre d'intérêt
du CMLK: campagne de refus des impôts militaires, animation
de groupes d'objecteurs, Initiative contre les exportations d'armes.
C'est à la fin des année septante que l'antimilitarisme
a peu à peu été abandonné, au profit
d'une non-violence «multidirectionnelle»: le Centre de
documentation prend véritablement forme et la formation à la non-violence devient centrale.
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