La désobéissance civile est légitime!

Courrier des lecteurs paru dans 24H (18.9) et La Région Nord-Vaudois (20.9)


Image: pixabay.com (libre de droits)

La venue d'Extinction Rébellion à Yverdon, dans le cadre du festival écologique AlternatYv, scandalise l'UDC locale. Son conseiller communal Ruben Ramchurn qualifie ce mouvement de « hooligans écologiques ».

Raison de ce courroux ? Extinction Rebellion prône la lutte pour le climat par la désobéissance civile, soit le « refus assumé et public de se soumettre à une loi, à un règlement, à une organisation ou à un pouvoir jugé inique par ceux qui le contestent, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique » (Wikipedia).

La désobéissance civile a été utilisée par des personnalités comme Gandhi, Martin Luther King, César Chavez, par des centaines de dissidents en Europe de l'Est… Des hooligans ?…

Au contraire, il convient de rappeler à ce Monsieur, et à ceux qui partagent ses craintes, que la désobéissance civile est légitime. « Protester en dehors des limites prescrites par la loi, ce n'est pas combattre la démocratie. Cela lui est, au contraire, absolument essentiel», «L'ultime critère n'est pas la loi mais la justice» a écrit l’historien et politologue américain Howard Zinn (1922-2010).

Cette conviction était déjà celle des fondateurs de la démocratie américaine : « La volonté de résister au gouvernement est tellement nécessaire dans certaines occasions que j'espère qu'elle se maintiendra toujours vivante. Elle s'exercera sans doute souvent à mauvais escient, mais cela vaut mieux que pas du tout » (Thomas Jefferson). La légitimité de cette désobéissance civile est d'ailleurs inscrite dans la Constitution des USA, dès sa première rédaction.

Il convient encore de relever : « Le principe de la désobéissance civile n'exige pas que l'on accepte toute désobéissance à la loi mais bien que l'on rejette l'idée d'une obéissance absolue à la loi. L'ultime critère n'est pas la loi mais la justice» (encore Howard Zinn).

Nous espérons que ces éclaircissements apaiseront les inquiets et aussi la Municipalité d'Yverdon-les-Bains, mise en cause par M. Ramchurn.

 

Le 12 septembre 2019

Pour le Centre pour l'action non-violente (CENAC), Lausanne :
Philippe Beck


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