Foire aux questions (FAQ)
Pourquoi un mouvement non-violent comme le Cenac s'occupe-t-il d'OGM ?
Parce que les OGM dans l'agriculture nous heurtent par leur violence
multiforme :
• Violence contre le règne du vivant, en bouleversant le génome.
• Violence économique, politique, sociale des multinationales qui les
commercialisent.
• Violence des pollutions de l'eau, de la terre, de nos organismes par des
substances « artificielles » mal connues.
(voir notre «Argumentaire» pour plus de détails)
Sur quelle expertise vous appuyez-vous pour affirmer que les OGM sont dangereux ?
Nous ne l'affirmons pas : nous le craignons fortement,
après lecture de très nombreux travaux, dont certains sont référencés sur notre
site ou sur ceux signalés sur notre page «Contacts et
liens».
Pour nous aider à analyser les recherches actuelles en Suisse («PNR59» =
Programme national de recherche n° 59), nous avons formé un petit groupe de
chercheurs critiques: généticien, biologiste, chimiste, ingénieur agronome,
ingénieure forestière.
Pourquoi persistez-vous à dialoguer avec les chercheurs du PNR59 ?
Parce que nous voulons rester fidèles à un esprit de non-violence, qui nous
commande un respect de la personne de nos adversaires et une prise au sérieux de
leurs opinions.
Parce que nous n'avons pas la prétention d'«avoir tout juste» et que nos
adversaires aient «tout tort».
Parce que nous cherchons, avec obstination, à trouver des solutions permettant
de donner vie à nos besoins comme à ceux de nos adversaires.
Pourquoi avoir mis cette campagne « en veilleuse » ?
Parce que l'actualité politique ne commandait pas d'action urgente dans ce domaine, et que notre propre capacité de mobilisation et – surtout – d'organisation était à notre avis insuffisante pour justifier d'«agir seuls».
Comment «réveiller» la campagne ?
N'importe quel mouvement ou force active dont l'esprit est compatible avec le
nôtre peut solliciter notre « réveil », par courriel, téléphone ou autre à
notre adresse de coordination.
Le comité de pilotage «en veille» examinera rapidement la demande, la soumettra
éventuellement à un certain nombre de personnes proches – ancien-ne-s «pilotes»
notamment – et décidera s'il y a lieu de «réveiller» la campagne.
Quand la Campagne se terminera-t-elle complètement ?
Nous n'avons pas fixé de date de fin. Nous tâcherons de maintenir une
pression non-violente sur le monde politique et scientifique aussi longtemps que
ce sera nécessaire.
Si le peuple suisse obtient une interdiction générale des OGM dans nos champs,
bien sûr ce sera une grande victoire, mais nous refuserons d'oublier les paysans
et les consommateurs de tous les pays, notamment au « Sud », qui n'ont pas la
même liberté et se voient encore poussés, bien souvent contre leur gré, à
adopter une technologie OGM. Avec d'ailleurs d'évidentes conséquences sur notre
propre alimentation !
(Version au 10.12.2010)

