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| Boycott pour la paix > FAQ | ||||||||||||||||||||||
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Un boycott global pour une paix durable questions fréquemment posées (FAQ) |
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Archive 15.06.2004
Quels sont les effets d'un boycott?Les effets d'un boycott sont d'ordre symbolique, éthique, social, économique, psychologique, et politique.L'effet symbolique du boycottLe boycott est un moyen de communication. Les entreprises « entendent », au travers de ceux qui n'achètent pas, un avis clair et net. Par leurs actes de boycott des firmes américaines touchées par le Boycott global pour la Paix, les consommateurs et consommatrices rappellent aussi que l'image de marque véhiculée – relevant pour la plupart de la liberté, l'indépendance, la légèreté... – est un mirage, un mensonge.L'effet éthique du boycottSi vous pensez que la politique du gouvernement américain est inacceptable, ne contribuez pas à sa stabilité! Faîtes entendre que vous voulez un monde de justice en cessant d'acheter les produits des firmes qui soutiennent une politique belliqueuse, et en faisant connaître le Boycott global pour la Paix!L'effet social du boycottEn s'exprimant ainsi, les consommateurs autrement anonymes et muets contribuent à une vague sociale bruyante qui exige un comportement moral et légal du gouvernement américain.On a beaucoup parlé récemment du « pouvoir du peuple » et des « mouvements sociaux » pour la paix, des manifestations, des boycotts, etc. Les entreprises redoutent la puissance des convictions car elle peut remettre en cause une image de marque. Les conséquences qui peuvent être induites sur le moral des employés sont également un facteur d'appréhension. S'investir pour une entreprise impliquée dans des évènements qui manquent de soutien populaire est rarement apprécié. L'effet économique du boycottC'est l'effet « dur » du boycott, qui constitue aussi une arme psychologique. Voir les ventes diminuer et perdre des parts du marché crée souvent chez les cadres et les investisseurs un sentiment de peur.En renonçant à acheter certains produits, les consommateurs et consommatrices privent non seulement l'entreprise de revenus, mais également l'Etat du pays de domicile de l'entreprise de revenus d'impôts. Le pouvoir politique en est ainsi diminué: avec des revenus à la baisse, l'entreprise devra réduire ses contributions aux campagnes électorales ou à leurs « lobbies » qui facilitent la vie des politiciens et des administrateurs de Washington. N'oublions pas que les grandes multinationales américaines obtiennent, pour la plupart, leurs revenus hors du pays: pour McDonald's, environ 40% des ventes dont les impôts reviennent aux Etats-Unis. General Motors aurait déjà fait faillite si le reste du monde avait cessé d'acheter ses voitures. Quelques exemples de l'efficacité économique du boycott:
Les entreprises sont sensibles aux appels de boycott. En Egypte, plusieurs firmes de grandes marques américaines, Heinz, Proctor & Gamble, Pepsi, Coca-Cola, Xerox et McDonald's, en collaboration avec des représentants de l'ambassade américaine au Caire ont organisé un meeting sur la question du boycott. Il a été décidé de lancer des campagnes de relations publiques mentionnant qu'un boycott des firmes américaines pénalise davantage les Egyptiens, eux-mêmes. La direction Proctor & Gamble (Allemagne) à Swalbach, recevant quotidiennement entre cinq et dix lettres mentionnant une participation active à un boycott, a décidé d'annuler en Indonésie leurs campagnes de leurs produits visiblement américains, en misant leurs ressources sur leurs produits paraissant davantage indonésiens. L'effet politique du boycottEn adhérant au Boycott global pour la Paix, il nous est possible de porter préjudice aux entreprises américaines visées, qui, à leur tour, peuvent entraver les décisions politiques du pays. Un tel défi à l'égard de Washington a d'autant plus de force qu'il s'agit d'un boycott international parti des USA et faisant appel non seulement à la population suisse, mais également française, russe, italienne, brésilienne, canadienne...Lorsque le boycott sera largement suivi, le gouvernement américain sera amené à se poser des questions et forcé à une réflexion approfondie pour redéfinir sa politique arrogante. Un boycott ne crée-t-il pas du chômage?La crainte peut être qu'un boycott conduise à créer du chômage en Suisse, sans avoir d'effets sur Washington. C'est possible, mais c'est peu probable étant donné que l'appel au Boycott global pour la Paix ne sera pas suivi par tout le monde. Nous ne projetons pas un scénario où plus personne ne mange chez McDonald's. Par contre, si une grande partie de la population boycotte McDonald's, d'autres restaurateurs en viendront à être sollicités, ce qui ne mettra pas l'emploi en porte-à-faux. Ce changement de consommation d'un public sensibilisé tirera le signal d'alarme chez McDonald's. Un boycott n'est pas synonyme de chômage. Il est davantage une opportunité pour les enterprises de changer de comportement. Un boycott encourageant la réflexion, profitons de nous poser la question de « l'emploi à tout prix ». Au nom de l'emploi, sommes nous prêt-e-s à assumer une politique de précarisation du travail, sommes nous décidé-e-s à consommer des produits exploitant les pays du Sud, sommes nous favorables à soutenir des activités dont les buts se limitent uniquement à des aspects économiques? Du travail, il y en a suffisamment pour tout le monde. En sortant du nucléaire, de nombreux emplois seraient créés dans le domaine des économies d'énergie et des énergies renouvelables. En renonçant à des budgets militaires monumentaux, de nombreuses personnes pourraient être engagées dans le cadre d'un Service civil pour la Paix. Aux Etats-Unis plus particulièrement, des étudiant-e-s pourraient palier aux manques de leur système scolaire plutôt que de se voir dans l'obligation de s'engager dans l'armée et, paradoxalement, de se retrouver sur le front pour survivre. Le Boycott global pour la Paix, sans soutenir une politique de l'emploi à tout prix, ne conduit pas à une augmentation du chômage. Il vise uniquement une pression sur le gouvernement étasunien pour que celui-ci participe à une paix durable dans le monde. Quelles sont les conséquences du Boycott pour l'économie suisse?Un boycott ne compromet en rien les grandes surfaces, les distributeurs, tels que Migros, Coop, etc. parce que vous achèterez de toute façon des produits de substitution chez eux. Quant aux Directions suisses des firmes étasuniennes visées, les propriétaires de franchise, la question devient un peu plus compliquée. Mais si nous regardons l'attitude de McDonald's, qui a connu dans le passé de nombreux boycottages (ou des menaces de boycott), nous nous rendons compte que le plus important est de sauvegarder son image de marque. Cette entreprise a démontré qu'elle possède des atouts pour s'adapter rapidement:
Source: http://www.business20.com/articles/mag/0,1640,45496,00.html (nécessite un enregistrement et un abonnement) Un boycott entrave les relations publiques et contribue à un climat d'incertitude. Néfaste pour le moral et la motivation des employé-e-s, les firmes conservent néanmoins des marges de manouvre pour poursuivre leurs activités. La Direction suisse de MacDonald's répondra vraisemblablement aussi de manière créative. N'oublions pas que 56% des ventes de McDonald's s'opèrent en dehors des Etats-Unis! Les firmes américaines situées en Suisse peuvent aussi apporter des réponses:
Si vous avez encore des doutes quant aux répercutions sur les directions suisses, ne les boycottez pas mais continuez tout de même à ne pas consommer des produits qui ne touchent pas l'emploi en Suisse comme le Nike, Tommy Hilfiger, Levi's, Del Monte, Old El Paso, Red Bull, etc.
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